Quand le but est connu…
Le peuple Idéal me voulait alors ! Mais pourquoi ? Lui qui est censé être si parfait ! Moi un être si banal. Pourquoi me voulait-il ? Quel était son but ? Sans doute pas de l’altruisme ! Non c’était évident. Il fallait que je fasse traîner les choses tout en essayant de me renseigner. Mais à qui parler ? J’étais détesté. Et je m’étais arrangé pour cela. Je le regrettais. Du moins façon de parler. Mais oui ! Il ne restait que ça ! Utiliser celui que j’avais provoqué.
Ils me ramenèrent à ma prison. Maintenant qu’ils savaient qu’ils avaient eu mon attention, ils m’avaient donné un minimum de confort. Un lit. Mais un lit idéal ! Je vous laisse deviner les deux sens de cette phrase ! Le positif et le négatif.
Certes, ils m’avaient fourni un lit. Mais ce n’était pas pour ça que j’allais avoir un bon sommeil. Mon bourreau, celui que je voulais utiliser, allait me mener la vie dure. A intervalles plus ou moins réguliers, il venait dans ma prison me réveiller. Juste comme ça.
Mais savait-il ce qu’il faisait ? Non je ne crois pas. S’il avait sû ! Il n’aurait pas fait cela. Avec les conditions de dureté de mes premiers jours de détention, j’étais bien affaibli. Et un Métamorf qui n’a pas deux heures minimum de sommeil consécutif peut tomber dans le coma. Ce qui m’arriva fort vite. Deux jours de coma sévères ! Je sais ! Encore endormi. Oui, mais enfin ce n’était pas un sommeil volontaire.
Les deux jours passèrent. Mon bourreau était là devant moi. Souriant. Du moins on pouvait interpréter cela comme ça. Pourquoi était-il encore en vie ?
-Eh oui ! Je suis toujours en vie.
-Pourquoi ?
-Car les patrons n’avaient pas besoin de toi ces deux derniers jours. Bon la prochaine fois, je ne dis pas qu’ils ne me feront rien. Je suis prévenu. Ils m’ont prévenu.
-Bien j’espère qu’ils te feront souffrir autant que tu m’as fait souffrir !
-Ne t’inquiète pas ! Les Idéal sont préparés. On sait qu’à tout moment le chef peut décider de nous tuer. On est prêt depuis toujours. Donc la souffrance je n’en ai pas peur.
-Mais la souffrance est pire que la mort.
-Oui, mais on est bien entraînés. Nul peuple n’a pu nous faire souffrir au point que nous pliions. Non personne ne pourra nous faire souffrir au point que nous soyions les plus faibles.
Mais s’il avait su qu’il y avait d’autres moyens de parvenir à ses fins que la souffrance physique ! Si arrogant ! Je le fixais dans les yeux. Oui encore plus. Comme il était si imbu de lui-même, il ne voulait pas détourner le regard. Je le contrôlais par conséquent. Oui je maîtrise l’art ancestral de l’hypnose. Et j’ai réussi à utiliser une technique du peuple PNOS.
Le peuple PNOS vit dans une région retirée de la galaxie RRR. Les Errregalaxiens font partie de ces peuples très méfiants qui élaborent des techniques de défense efficaces. Et la technique de l’hypnose PNOS n’est pas exceptionnelle mais elle est l’une des plus efficaces. Comme un combattant d’art martial qui se sert de la force de frappe de son adversaire pour la retourner contre lui-même, la technique de l’hypnose PNOS retourner la tentative d’intimidation du regard pour que l’autre soit sous l’emprise de sa victime. La victime devenant de ce fait maîtresse de la situation.
C’était ce qui était arrivé à mon bourreau. Qu’allait-il lui arriver ? Rien. Je ne pouvais rien lui faire. Ils s’en prendraient à certaines personnes de mes connaissances. Pas nombreuses, certes, mais tout de même. Non j’allais le faire parler. Quel était le but de ce voyage forcé ?
Il me raconta tout. Vraiment tout. Je ne pouvais pas croire ce que j’avais entendu. C’était impossible. Mais ce n’est pas encore le moment de vous le dire. Non passons ce qui s’est passé au moment où j’ai eu l’information essentielle ! Je ne pouvais pas le croire.